En réponse au message :
Samedi de la 2e semaine de l’Avent
Pour recevoir la grâce d’entrer dans l’amour infini de Dieu, il nous faut franchir un seuil de confiance et de gratuité qui nous « dépasse totalement » jusqu’à la moindre réserve intérieure de « mauvaise grâce » et « d’esprit de calcul » sur le comportement de Dieu venu visiter son peuple « inhospitalier et incroyant ».
Ce qui revient aussi à entendre que nous avons bien des difficultés à « laisser entrer l’amour infini de Dieu » dans notre libre arbitre personnel et collectif, d’autant que le contexte de vie annonce l’avènement d’un humanisme mondialisé et décomplexé des fondamentaux chrétiens pour la vie sociale.
La figure divine qui transfigure l’humanité est insaisissable, et de fait c’est elle qui nous « ressaisit » selon son immense amour.
Elie, prophète de feu dans l’Esprit du Seigneur, pour ramener le peuple à vivre selon l’Esprit du Seigneur, était comme Jean Baptiste la voie qui crie dans le désert pour convertir les égarés et les insensés, ceux qui ont perdu le sens de la présence de Dieu parmi les hommes et ceux qui ont perdu le sens de l’homme en présence de Dieu.
Elie, c’est aussi le cri vers le Père de l’humanité : Mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné… début d’un psaume inlassablement médité par le chercheur d’un amour infini, qui mène le croyant à suivre Jésus jusqu’à Jérusalem, dans les supplications du cruxifié. Il faut descendre avez Lui dans l’obscurité du tombeau avec l’innocente victime, reposer en silence le temps d’un sabbat qui change tout, et traverser alors dans la lumière divine tous les doutes, toutes les injustices, toutes les limites pour renaître non plus de la chair, mais de l’Esprit Saint, Sanctifié par la Parole de Dieu.
Cette Parole releve celui que Jésus à béni et chéri dans son cœur, bien avant que le disciple soit attentif à l’enfant de Dieu qui était « éteint en lui ».
Merci Marie, mère de Dieu et mère des hommes dans la foi, de nous accueillir dans l’église, toi qui est la première à avoir donné ton cœur de femme pour que l’amour infini de Dieu puisse naître dans une humanité sans avenir.