En réponse au message :
Chaire de Saint Pierre
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. »
L’autorité de Jésus « Fils du Dieu Vivant » fascine ( il fait ce qu’il dit, il est ce qu’il dit, il dit des paroles qui ouvrent des horizons infinis ) l’humble pêcheur « Simon » (celui qui écoute) et n’est pas encore « Pierre » au point que Jésus, avec délicatesse recadre sa déclaration-exaltation.
Jésus-Christ, en soulignant que la Joie, et la source de cette Joie sont Divine et non pas humaine, parle de Lui de façon discrète, car le cheminement vers la theophanie du mont Thabor et de la résurrection est encore long.
C’est une ouverture à la Grâce de l’Esprit Saint qui fait des chrétiens des enfants de Dieu, dans la mesure (condition d’ouverture à son Amour Divin) où le disciple vit et demeure « à la suite de Jésus » et non pas selon « une vie d’errance et de dispersion au gré des pulsions et passions humaines ».
La question « pour vous qui Suis je ? » de Jésus se situe dans un cheminement entre l’enseignement biblique et le rapprochement évangélique.
Le mystère de l’unité de Vie intérieure de Jésus dans l’Esprit Saint se révèle à chacun au moment précis où Jésus interpelle notre attente intérieure dans les dons du Saint Esprit : l’Espérance-La Vie en Abondance, la Foi-Confiance, l’Amour-Bienveillance.
Ces vertus théologales en nous sont parfois restée à l’état du brin d’herbe, nourrissant toutes les brebis.
Mais, sans le Bon Pasteur qui veille jour et nuit pour que toutes soient rassasiées, l’expérience des difficultés de croissance et de protection nous empêche de voir l’horizon et la communion de la vie du berger avec ses brebis.
Jésus en ce passage vient titiller les disciples sur la qualité personnelle du « Bon Pasteur » qu’ils attendent au fond de leur cœur.
Et pour nous aussi c’est bon de réviser notre perception de Jésus, qui change notre cœur humain, pour le rendre à nouveau ouvert aux vertus théologales, quand il se rétrécit dans les difficultés de la vie sociale.
Tout chrétien qui chemine dans la foi est confronté à cette nécessité de l’évangélisation : être une brebis qui se souvient de l’Amour reçu du Christ pour le suivre, et alors avec une grande mansuétude, reproduire les fruits de cet amour pour les autres.
Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. (Ps 22, 1)