En réponse au message :
Jeudi de la 13e semaine, année impaire
Nous avons probablement déjà entendu cette déclaration fracassante "ça ne se passera pas comme ça ! " un cri du cœur en révolte contre une situation choquante !!
Trop simple ou trop compliqué, trop favorable pour les uns et trop défavorable pour les autres.
Un blocage sociologique et psychologique surgit devant l’inacceptable. Une frustration du bien commun ou de la reconnaissance du sens de l’effort. Un sentiment d’injustice qui réveille en nous le besoin d’un intervenant sans parti pris pour rétablir le bon sens commun.
Jusqu’où peut mener la confiance en Dieu ? Abraham a défriché le chemin de l’offrande sur l’affection la plus tendre. Qui soutient ou menace la vie de ses proches ? L’ange du seigneur lui a répondu : la bienveillance inconditionnelle est source de bénédiction infinie.
Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse. Le Seigneur défend les petits : j’étais faible, il m’a sauvé.
De retour à Capharnaüm, le village de la consolation, Jesus est confronté aux élans de la foule qui le suit et des groupes constitués qui ne le suivent pas du tout.
Il y a des jours aussi pour nous ou nous sommes « en situation de blocage » entre notre chemin de Foi et notre état de Vie, parce que les enjeux des oppositions et des adhésions dépassent notre personne.
Jesus dénoue la situation dans le sens de la vie « pour tous », avec un solide sens pratique quand les oppositions se cachent dans les cœurs assombris par des préjugés déplacés.
Voyant leur Foi, Jesus encourage ceux qui comme Lui, portent le faible dans leur cœur tout autant que physiquement. Tout autant il restitue le sens de ce qui est juste en montrant la vanité du préjugé religieux.
Jesus dit au paralysé : Confiance, Mon Enfant et à ceux qui ruminent de mauvaises pensées (pardonner serait un blasphème) il dit "qu’est ce qui est le plus facile ? ".
Ce qui est difficile pour le cœur de l’homme (loin de Dieu) se révèle facile pour le cœur de Dieu (proche de l’homme en peine) : toute la pesanteur accumulée dans une vie opprimée par un préjugé humain, une religion sans cœur, sans état d’âme et sans tendresse, se dissipe sans autre formalité que la Parole qui fait vivre : "lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison".
Celui qui était privé de son dynamisme personnel, est rendu à la vraie grandeur de l’humain : la capacité de cheminer et de supporter un fardeau temporaire, d’habiter avec les autres au lieu de dépendre « exclusivement » d’une communauté qui ne le considère pas vraiment dans son cœur.
Une société humaine où l’accumulation des lois, des règles, des préceptes, des préjugés, isole les cas sociaux au lieu de leur porter secours « par peur de la contagion »…nous éloigne de l’Amour Divin, mais Jesus connaît le remède et nous aide à prendre soin les uns des autres, aujourd’hui comme hier et demain : il nous donne les Dons de Son Esprit Saint.