« Jésus leur répondit : Pensez–vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? »
Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous de même." Jésus réagit à une mauvaise nouvelle qu’on lui annonce, et il pose lui-même la question : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort ? » La réponse de Jésus est en deux temps : d’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment ; d’autre part Dieu donne le pouvoir à chacun de vivre selon ses œuvres. Jésus renchérit lui-même en rappelant la catastrophe de Siloé, et l’enseignement est le même : Leur dette n’était pas plus grande. Ne voyez pas dans leur mort un châtiment, dit-il, mais vous, acceptez la conversion en l’amour infini de Dieu. Changez radicalement nous demande de revenir à la racine de notre être ! Il y a en nous des "capacités" d’amour mystérieuses à développer pour nous convertir. Plus notre cœur est libre, plus notre appel se précise à faire ce qui est bien. Jésus est le vigneron qui est venu lui-même au travail de notre conversion. C’est le don qu’il fait de lui-même qui régénère l’humanité, alors commence à rayonner la communion du cœur de Jésus et de Marie dans notre vie.
« Jésus disait aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. » Alors il dit au vigneron : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe–le donc : pourquoi occuperait–il la terre inutilement Le vigneron lui répondit : « Maître, laisse–le encore cette année, le temps que je creuse tout autour et que j’y mette du fumier. Peut–être produira–t–il du fruit à l’avenir ; sinon, tu le couperas ! » La parabole du figuier ne fait état ni d’une cruauté ni d’une catastrophe ; elle décrit nos lenteurs à certains moments de notre vie. Nous occupons le sol, nous épuisons la terre, mais pour quelle fécondité ? Le maître, de temps à autre, vient chercher les fruits d’une charité active ou les fruits du vrai silence. La question de Jésus est à la fois douce et radicale. Si radicale que nous ne cesserons jamais de l’entendre jusqu’au moment de la grande rencontre et quelles que soient la vigueur et l’authenticité de notre réponse quotidienne. Dans cette exigence Jésus nous révèle toutes les ressources de sa douceur. Découvrir ce que Dieu nous demande pour servir le Royaume de Dieu nous situe à l’origine de notre vie. Dieu s’est penché sur sa petite servante, Jésus vient prendre « cœur » en elle. La beauté de Marie est d’avoir reconnu cet amour, de s’être laissée aimer par son Dieu, elle s’est laissée former par l’Amour. La transformation de l’humanité est commencée.
Jésus dit encore : « Ces dix–huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu’elle a tués, pensez–vous qu’ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? » Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous pareillement." Nous sommes en sursis tout au long de notre vie, en vue d’un sursaut de vigueur, d’un renouveau de fécondité, parce que Dieu ne se résigne jamais à la mort et nous prépare à sa rencontre. Nous nous situons dans la fécondité de l’origine pour y être régénérés. Demandons à la Vierge toute sainte, l’aide de sa prière, en vue de ce travail de vérité et de conversion de notre vie. En elle « la grâce de Dieu n’a pas été stérile. » Jésus a commencé son pèlerinage sur la terre dans le sein de Marie qui lui a formé un cœur ! Le cœur est le premier organe « qui prend corps » dans la conception, c’est le cœur de Jésus qui a été formé le premier par Marie. Il nous faut donc revenir à l’origine du Corps du Christ pour connaître et vivre en profondeur de l’Amour de Dieu. Que Marie nous aide à dire oui, le oui qui rend nos vies porteuses de Dieu, fécondes pour Dieu, et qui se prolonge dans nos vies et trouve son sommet à la Croix. Malgré nos faiblesses et notre petitesse, le don de Dieu peut se donner, nous en avons besoin pour vivre. Le corps Eucharistique du Christ et son sang nous sont offerts dans cet Amour, alors se donne la conversion dont nous avons tous besoin.