En réponse au message :
Jeudi après les Cendres
Cette grâce de suivre le Roi d’amour, nous la recevons en proportion de notre relation à Jésus.
Si nous croyons bien le connaitre, nous nous trompons, car c’est Lui qui nous connaît.(au sens biblique de A à Z)
Il nous connaît de par son don d’amour (Fils de Dieu) venu sauver l’humanité perdue ( sans la ressource infinie de l’amour, l’humanité se perd dans la haine)
De loin nous ne pouvons rien et de près tout est possible. Jésus est dans notre vie plus impliqué que nous même, et c’est parce nous nous égarons dans nos déceptions qu’il nous faut rechercher son amour pour le redécouvrir.
Il est toujours proche de celui qui souffre d’un manque d’amour et jamais du côté de celui qui fait souffrir par manque d’amour.
Nos commettons des erreurs et ces erreurs humaines deviennent des blessures insupportables pour notre sensibilité d’offensé.
C’est sur ce chemin de vie impossible à parcourir seul, menant à cette porte étroite qui porte l’enseigne du pardon des offenses, que Jésus nous appelle à le rejoindre, car c’est le Chemin de Sa Passion, où Il renverse les puissants de leur trône et renvoi les riches les mains vides.
L’humanité se perd dans des relation d’abus de puissance qui rendent vulnérable, d’abus de richesse qui rendent misérable.
En donnant sa vie Divine à ceux qui sont démunis de toute humanité, Jésus renverse les hiérarchies tyranniques en vue du bien commun, la Vie de tous, et la meilleure qui soit : la Sienne.
Ce qui est la dignité principale de l’humanité, la capacité d’aimer, devient sa vulnérabilité, par l’excès de souffrance qui contredit l’amour vrai.
Nous pouvons suivre Jésus que dans la mesure où nous comprenons que la souffrance de La Croix qu’il porte devant nous, révèle l’amour Divin Infini qui traverse l’anéantissement de l’humanité, pour faire surgir la vie Divine du tombeau de Jésus.
Tout donner à Jésus qui a tout donné pour nous n’est pas du même ordre de grandeur. Nous sommes comme des paniers percés, ou des poteries sans valeur (cf St Paul) : ce que nous donnons c’est notre « humanité dépréciée », et nous recevons de Lui de « l’Amour Infini ».
Via l’Eucharistie, mémorial de Sa Passion, nous le reconnaissons pour ce qu’il est, et que nous sommes incapables d’apprécier et de refléter sans l’Esprit Saint.
Le Saint Esprit au cœur de Jésus l’enseigne à l’esprit de notre cœur : Jésus est l’Agneau de Dieu qui donne Sa Vie Divine, pour combler nos manques d’amour humain quand nous le suivons sur le chemin de Vie qu’il a inauguré par amour pour nous.
Plus nous entrons dans le mystère de la prière eucharistique de Jésus pour ses disciples et toute l’église, « mon dieu pourquoi m’as tu abandonné ? » plus nous découvrons que Jésus nous fait quitter l’amour humain pour entrer collectivement dans l’amour Divin.
Ce n’est pas Dieu qui abandonne Jésus-Christ, c’est Jesus Fils de Dieu, qui se donne quand l’humanité cherche Dieu en vérité.
La Grâce d’Amour Universel de l’Eglise est de répondre à cette Bonne Nouvelle et de répandre cet Amour Divin en écho du dialogue liturgique et eucharistique entre le bon pasteur et ses brebis.
Ce n’est pas que la croix qui tourmente le crucifié, mais toute l’humanité qui se déchire et se détruit dans la folie de la haine et du mensonge du monde contre Lui.
Ce n’est pas que la mort que redoute le martyr, mais la radicalité du choix crucial et définitif pour tous, entre parti pris diabolique ou théologique, là où se départage l’éternité de vie avec le Christ Ressuscité, avec ou sans cet amour de la Divine Miséricorde.
Ce n’est pas la corruption de l’être humain qui transforme le corps du Christ au repos du sabbat dans la tombe, c’est la lumière de L’Esprit Saint qui poursuit son œuvre Divine en ré introduisant la lumière de Dieu dans l’obscurité du monde.