Lorsque nous lisons que le messager dit à Marie qu’elle est « comblée de grâce », le contexte de l’Evangile, où convergent les révélations et les promesses anciennes, nous laisse entendre qu’il s’agit là d’une bénédiction unique entre toutes les « bénédictions spirituelles dans le Christ ». Dans le mystère du Christ, elle est présente dès « avant la fondation du monde », elle est celle que le Père « a choisie » comme Mère de son Fils dans l’Incarnation- et, en même temps que le Père, le Fils l’a choisie, la confiant de toute éternité à l’Esprit de sainteté. Marie est unie au Christ d’une manière tout à fait particulière et exceptionnelle, et de même, elle est aimée en ce Fils bien-aimé de toute éternité, en ce Fils consubstantiel au Père en qui est concentrée toute « la gloire de la grâce ». En même temps, elle est et demeure parfaitement ouverte à ce « don d’en haut » (cf. Jc 1, 17). Comme l’enseigne le Concile, Marie « occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance »
(St Jean Paul II, dans la Lettre encyclique „REDEMPTORIS MATER“, n° 8)