En réponse au message :
Mercredi de la 9e semaine, année paire
Jésus-Christ s’oppose au parti-pris de ceux qui ne croient pas en la Résurrection, non pas à la manière d’une argumentation humaine, mais par l’affirmation de la Présence Divine parmi Son Peuple : le Dieu des vivants.
St Paul le souligne « selon la promesse de vie que nous avons en Jésus-Christ » Ressuscité : ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous à donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération,… dans le sens de la vie que Jésus inaugure pour nous.
Déjà, il signifie la dignité sans limite de l’humanité en renvoyant César et les incroyants à leur marchandage limité aux choses périssables, et les croyants à la grandeur de l’Amour Divin Éternel et Gratuit qui mérite bien notre gratitude.
Face à l’absurdité du clan qui échoue dans la mort des 7 époux sans descendance, la question de la validité du mariage pour un seul des 7 frères, après la mort de la veuve, révèle le peu d’amour pour celle qui est réduite au rôle de faire-valoir d’une généalogie patriarcale bancale.
Mais Jésus recentre le dialogue sur le fond de la Foi, selon la tradition « des patriarches entrés dans l’Alliance » conclue et vécue avec (Noé) Abraham, Isaac, Jacob, et Moïse.
Élégamment il leur retourne la question pour qu’ils s’ouvrent au Bon Sens : n’êtes vous pas en chemin d’égarement ? Et il souligne leur manque de connaissance des écrits bibliques et leur idée fausse d’un Dieu qui serait limité comme l’homme.
La suite est encore plus étonnante, car Jésus leur donne « une comparaison sur la transformation qui s’opère lors de la Résurrection » : lorsque l’on ressuscite d’entre les morts…on ne prend ni femme ni mari, mais on est « comme les anges dans les cieux ».
Cette énonciation de la condition du ressuscité décrit la vie dans l’Esprit Saint, où la vie naturelle ( et la reproduction qui engendre des êtres nouveaux ) est dépassée par la proximité avec la Source de Vie Divine qui caractérise les anges « messager, porte parole, gardien des baptisés dans l’Amour Divin ».
Comme en filigrane Jésus désigne son propre Mystère, et nous permet d’entrevoir la destination de notre vie, irréductible à notre seule humanité, mais portée et guidée par l’Esprit du Ressuscité, pour le rejoindre définitivement. « À qui irions nous Seigneur tu as les paroles de la vie Éternelle. »