En réponse au message :
Jeudi de la 5e semaine, année paire
L’illustration permet parfois de découvrir une ressemblance qui n’est pas le seul fait du hasard, mais la commune attitude qui relie les êtres en relation avec Jésus, et pourtant dans une situation différente.
La femme syro-phénicienne se jette aux pieds de Jésus, pour obtenir la libération de sa fille, et Jésus répond à sa demande. Car elle se présente pleine d’humilité et reconnaissant l’autorité de Jésus qui place la nourriture des enfants bien au dessus de la condition servile de l’élevage des animaux domestiques.
La femme au pied de Jésus, c’est aussi Marie dans la Maison de Béthanie, qui est aussi le contexte d’un débat sur le service domestique mis au second plan vis à vis de l’écoute de l’enseignement de Jésus nourrissant le corps et l’âme
La femme au pied de Jésus, c’est encore Marie Madeleine, dans le contre jour à la sortie du tombeau, cherchant la lumière Divine par delà la tristesse de la perte du bien aimé, passant l’amour humain à l’Amour Divin, selon l’apostrophe de Jésus, qui fait d’elle le premier apôtre de la Résurrection.
La femme au pied de Jésus, ce peut être aussi « la part de sensibilité féminine de chacun » quand l’humanité se retrouve « réintégrée » dans une même filiation - digne d’enfant de Dieu, où la qualité de l’âme, se retrouve face à celui qui peut en vérité en apprécier les reliefs d’ombres et de lumières mieux que tout autre.