Samedi après l’Épiphanie

« Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. »
Mercredi 26 novembre 2025 — Dernier ajout vendredi 10 janvier 2025

1 Jn. 5, 14-21 Ps. 149 Jn. 3, 22-30

  • Le samedi 10 janvier 2026 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Samedi après l’Épiphanie

 » Après cela, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.

Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. L’Evangile nous dit que Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples et qu’il baptisait, Jean de son côté baptisait aussi. Il s’éleva alors une discussion entre les disciples de Jean et un Juif à propos de purification. Jean Baptiste éclaire le sens de son baptême, en vérité, il s’agit pour lui d’une purification. Cette purification a pour but de nous dépouiller de l’homme ancien pour nous faire mourir à nous-mêmes. Elle se distingue de toutes les ablutions religieuses traditionnelles car elle est la confirmation concrète d’un changement de vie. C’est à une relation avec Dieu toute transformée que Jean-Baptiste nous convie. Quand nous avons fait tout ce que vous avez à faire, nous n’avons fait que votre devoir. Jean Baptiste envoie ses disciples à Jésus qui est le Messie, le nouveau Moïse, le prophète attendu. « Jean, en effet, n’avait pas encore été jeté en prison. Le baptême chrétien implique un changement tellement radical qu’il est comme une nouvelle »naissance,« au point de nous changer en »hommes nouveaux."

" Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. A la zizanie qui s’introduit entre les disciples de Jésus et les disciples de Jean, il répondit : « Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous-mêmes, vous m’êtes témoins que j’ai dit : « Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. » Nous contemplons la réponse de Jean-Baptiste qu’il nous faut accueillir dans nos vies. Jean répondit : "Un homme ne peut rien s’attribuer sauf ce qu’il a reçu de ciel." Dans un retour sur nous-mêmes, nous retrouvons aussi dans nos vies la jalousie ! Nul ne peut s’attribuer la grâce de renaître à la vie divine. Ce qui est reçu du Ciel vient du ciel, aimer Dieu est un don de Dieu. Lui, qui nous a aimés sans être aimé de nous, nous a donné de l’aimer. Nous sommes devenus l’enfant tendrement chéri de notre Père des cieux, Jésus est notre Ami et l’Esprit Saint habite en nous pour nous donner la joie parfaite. Il s’agit de notre vocation qui nous unit d’une manière étonnante dans la Trinité sainte par Jésus dans l’Esprit Saint.

Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. Jean-Baptiste dira : "L’époux est celui à qui l’épouse appartient." Notre chair humaine a été épousée par Dieu, notre cœur humain peut battre au rythme de Dieu. L’important n’est pas ce que nous faisons, mais ce que Jésus fait en nous. Notre joie grandira au fur et à mesure que notre "moi" disparaitra et que la présence de l’Époux dans nos cœurs augmentera. Le Chemin de la sainteté est d’approfondir en nous l’humilité. Il nous faut avant tout être accordé au mystère du Dieu de Paix. C’est la volonté de Dieu que nous grandissions « dans le Fils unique. » Ce Fils unique ne fait qu’un avec le Père, il est le resplendissement de sa gloire, de son amour. Nous demandons au Père de devenir pour lui de « nouvelles créatures, » des enfants bien aimés. Que Dieu travaille en nous pour que nous devenions à l’image de Jésus, des artisans de paix. La volonté du Père est amour, elle est paix et joie. Elle est aussi justice, équité, charité. Avec Jésus, nous voulons travailler pour la vérité et la justice, nous mettre au service des peuples pour plus de bonté.

Nous demandons la grâce que notre vie soit dans l’humilité et la douceur.

Vos témoignages

  • Samedi après l’Épiphanie 9 janvier 2021 11:35, par Claire

    Merci pour cette homélie, remplie de pax, consolations et de Vérité

  • Samedi après l’Épiphanie 9 janvier 2021 07:28, par pierre

    La relation du disciple à Jésus passe par plusieurs étapes.

    Entre le Baptême dans l’eau de Jean Baptiste et le Baptême dans l’Esprit Saint de Jésus, l’enseignement qui nous est donné est celui du passage de la tradition humaine à la nouveauté inouïe de l’Esprit Saint.

    Devant les récriminations de ses disciples Jean répond avec justice : l’homme ne peut s’approprier (définitivement) que ce qu’il a reçu de Dieu (source de notre vie et accomplissement ultime)

    Jésus relève Lui aussi cette grâce dans Son Esprit Saint : il n’y a pas de plus grand parmi les hommes que Jean le précurseur, qui a désigné pour nous l’Agneau de Dieu qui enlève le pêché du monde.

    Jésus confirme aussi que le plus petit dans le royaume de Dieu est déjà plus grand que Jean Baptiste qui fut méprisé par le Roi Hérode .

    Cette disposition du cœur à suivre l’Esprit Saint plutôt que les raisonnements humains se retrouve en Jeanne d’Arc quand elle répond à l’accusation d’hérésie à la question :

    "(comment) Savez vous être dans l’état de grâce (Divine) ? "

    "Si j’y suis que Dieu me garde, Si je n’y suis pas que Dieu m’y mette"

    Ce que Jésus Fils de Dieu donne à chacun, c’est toujours le meilleur, pour notre humanité périssable, un Don de Dieu qui demeure pour l’éternité, tandis que l’humanité demeure assujettie aux rivalités temporaires entre préjugés humains.

    Rien ne peut rivaliser en vérité avec le mystère infini de l’Amour du Bon Berger pour chacune de ses brebis.

    Saint Paul le dit à sa façon " « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu » Rm 8, 39. Dieu est amour et Son Amour est plus fort que la mort.

    S’appuyer sur le cœur de Jésus, c’est comme pour l’apôtre Jean trouver l’appui d’un cœur qui ne cesse pas d’aimer, et nous confie encore à Sa Mère, quand sa mission est accomplie.

    Marie enseigne la douce l’humilité qui permet de rester docile à l’Esprit Saint : "Faites tout ce qu’il vous dira" dit elle en se référant à Jésus pour venir en aide aux jeunes mariés, en s’adressant aux serviteurs des noces de Cana.

    Apprendre à vivre et aimer dans l’humanité c’est déjà une noble tâche d’éducation que nous recevons de la génération précédente pour la transmettre à la génération suivante. Jésus nous reconduit par delà les siècles de l’Histoire Humaine à la Vérité Éternelle de la source et de la finalité de la vie Divine, dans Son Esprit Saint.

    Après la Fête de la Nativité, à la suite de Marie et Joseph, des bergers qui font prospérer les troupeaux, et des adorateurs de l’étoile venus de loin, nous recevons un Don de Dieu, qui nous régénère et nous conduit de plus en plus loin, dans l’Amour Infini de l’Esprit Saint : nous rendons grâce à Dieu pour tous ce qui vit, par Lui, avec Lui et en Lui.

    Notre vie est ainsi établie dans la louange de Son Nom, au dessus de tous Nom, Il reçoit par cette adoration, dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire, la reconnaissance pour toute notre vie, mystère qui se vit dans un cœur à cœur personnel et ecclésial (Priere Eucharistique).

  • Samedi après l’Épiphanie 11 janvier 2020 10:25, par Marie-Luce

    Oui, viens Seigneur Jésus et augmente ta Présence d ’Epoux dans notre cœur !

    Merci Père Gilbert pour ces paroles de Sagesse Divine.

  • Samedi après l’Épiphanie 12 janvier 2019 13:41, par Laurence

    Merci beaucoup pour cette belle homélie, bien cher Père Gilbert, et pour touts vos homélies que vous mettez au service du peuple de Dieu.

    Bonne et sainte année à vous.

  • Samedi après l’Épiphanie 9 janvier 2016 10:02

    Merci, Père Gilbert. C’est beau de contempler à quel point le Père a voulu venu vers nous dans Son Fils Jésus et de méditer ce grand don du Baptême.

  • Samedi après l’Épiphanie 10 janvier 2015 15:05

    "Voici le Chemin pour atteindre la sainteté : approfondir en nous l’humilité pour faire la place à l’action de Dieu et le laisser faire. L’important n’est pas ce que je fais, mais ce qu’Il fait en moi : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre « moi » disparaitra et que la présence de l’Époux dans nos cœurs et dans nos actes augmente. Nous comprenons ce passage si fort de Jean-Baptiste : « l’époux est celui à qui l’épouse appartient. » Notre chair humaine a été épousée par Dieu, notre cœur humain peut battre au rythme de Dieu. Il nous faut avant tout être accordé au mystère du Dieu de Paix. « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue ». C’est la volonté de Dieu que nous grandissions « dans le Fils unique ».

    Merci ! Quel mystère libérateur de l’amour si humble et si grand de notre Dieu !

Revenir en haut