En réponse au message :
27e dimanche du temps ordinaire, année C
L’évangile de ce dimanche est très pathétique et très tragique. Il s’agit de la violence émanant de l’homme, image de Dieu. En écoutant le monde, cet évangile est encore d’actualité aujourd’hui. La violence a pris des proportions inimaginables qu’au temps de Jésus. Un entrepreneur agricole qui ne gagne rien de sa vigne par méchanceté des vignerons. Il perd même ses émissaires et par surcroît son propre fils. Et le verdict du jugement contre les vignerons homicides est proposé par les hommes. « Il fera périr ces misérables et donnera la vigne à d’autres qui lui remettront son dû à temps voulu ». Nous chrétiens sommes aujourd’hui les gérants de la Vigne du Seigneur. L’on peux se demander si la violence a cessé ? Pourquoi il y a-t-il encore tant de violences partout dans le monde (Rép. Dem du Congo, Syrie, Afghanistan, Malie, France, Belgique…) ? Il y a aujourd’hui beaucoup plus de violences qu’il y en avait au temps de Jésus. Est-ce que nous méritons vraiment la confiance du Seigneur qui nous a confié la gestion de sa vigne ? La violence n’est pas que physique et militaire. Elle peut être aussi psychologique, verbale, spirituelle, morale, sociale. Ne sommes-nous pas violents lorsque nous refusons de recevoir les migrants foyant la misère de leurs pays ? Ne sommes nous pas violents lorsque nous refusons de financer les projets des églises pauvres ? Ne sommes nous pas violents lorsque nous cultivons la haine, le racisme, la cupidité, l’égoïsme, l’exclusion ? Ce sont là des formes de violences qui tuent. Le jugement de Dieu est certain. Que les violents se convertissent et que les victimes ne se détournent pas de la foi, de l’espérance en Dieu et de la prière qu’elles que soient les circonstances de vie (voir Saint Paul). C’est Dieu qui aura le dernier mot. Amen.