En réponse au message :
Samedi de la 4e semaine, année impaire
Chercher le repos avec la foule porteuse d’une multitude de soucis, ou chercher le calme après l’exaltation de l’action et de l’enseignement comme les apôtres, c’est désirer revenir au calme de la vraie vie intérieure.
Cette vie intérieure paisible qui manifeste la filiation Divine en tout temps et tout lieux, c’est Jésus qui nous la donne.
Bon Berger, il voit tout de suite ce qu’il faut faire pour apaiser la foule "qui court après l’unique remède" et "décharger ses disciples de leur agitation" pour les conduire jusqu’à la Pâques définitive : donner la Paix à tous dans son Royaume.
Il nous faut aussi aujourd’hui être saisi de pitié pour autrui "comme Jésus", mais en demeurant également "pour nous même comme les disciples" car nous ne sommes pas sans égarement dans l’action ou l’enseignement qu’il demande de suivre, le bon exemple c’est toujours le Sien.
La pitié de Jésus s’adresse et se réalise "partout et toujours" où il est accueilli…. au fond du cœur.
C’est dans le secret de notre cœur "d’enfant [de Dieu] blessé que se trouve la clé de cette rencontre mystérieuse.
Le cœur humain est compliqué, il nous est plus spontané de revendiquer une liberté de brebis sans berger, que de nous laisser conduire dans l’Esprit Saint, pour demeurer en cœur à cœur avec Jésus.
Nous avons tendance à confondre nos états d’âme et les Siens. Il nous faut toujours repartir de Son Cœur pour retrouver la Paix dans le notre.
« Que le Dieu de la paix, lui qui a fait remonter d’entre les morts le Pasteur par excellence, vous forme en tout ce qui est bon » (He 13, 15-17.20-21)
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. (Jn 10, 27)