En réponse au message :
Samedi de la 5e semaine de Pâques
C’est Jésus qui fait de nous ses témoins "dans l’Esprit Saint".
Par nous même nous ne pouvons que témoigner de la difficulté à le suivre, et des rechutes de notre vie dans la condition humaine prise entre deux feux : le brasier mystique [ ou buisson ardent de Moise] de l’amour du Christ Victorieux, ou le feu des passions seulement humaines [enfermement de l’humanisme], qui mêle le meilleur et le pire, et nous laisse KO au bord de l’abîme, dans un monde aux amours instables, chamboulés en permanence, tiraillés par l’envie et effrayés par la mort.
La Parole Divine de Jésus transforme peu à peu, le disciple en chrétien, et avec son consentement intime et singulier, fait grandir sa liberté intérieure pour le faire accéder à la douceur de l’hôte intérieur, et le ramène toujours à devenir de plus en plus docile aux inspirations de l’Esprit Saint.
La fréquentation de la Parole Divine de Jésus donne des fruits de guérison ou de dépassement de toutes les blessures subies dans sa vie humaine, par l’amour du Christ Ressuscité.
Notre "perception" de la condition et de la Filiation Divine de Jésus n’est pas innée, elle doit être irriguée par l’Esprit Saint pour que nous ne retournions pas à l’état de brebis égarée (trompée par sa propre liberté) ou malheureusement à l’état de loup (complice du mal contre l’œuvre de Jésus) solitaire ou en meute mené par l’instinct sans discernement, prenant pour lui l’agneau sacrifié, en dispersant le troupeau.
Il nous Christianise dans l’Esprit Saint pour que nous soyons toujours dans son Amour Vainqueur et non plus « seulement » dans la condition humaine.
Le chrétien est appelé à vivre "comme le christ dans l’Amour Divin inépuisable " que l’Esprit Saint confirme en Lui, par les sacrements et la mémoire des paroles de Jésus.
Le conflit entre « la chair et l’Esprit Saint"que décrit Saint Paul n’est pas qu’une petite chamaillerie (même si c’est l’apprentissage de la vie fraternelle pour tous) mais aussi une lutte âpre, comme le combat de Jacob avec l’Ange, pour convertir par la Passion du Christ « la haine du monde qui refuse la Gloire de la Resurrection", en opportunité de conversion.