En réponse au message :
Samedi de la 1re semaine de Carême
Le mot Eucharistie est un mot grecque, dont le sens est Action de Grâce. C’est la définition du dictionnaire, avec la platitude d’une précision académique où l’incarnation du sens du mot peut renvoyer selon l’humeur du jour :
* au contexte matériel du marbre froid des statues grecques de la Grèce Antique, indifférente dans la grâce de leur pose artistique aux sentiments qu’elles inspirent.
* à l’action charismatique spirituelle et chaleureuse de la main Bénie du Bon Pasteur qui n’a jamais blessé une brebis que le Père lui a confié pour la mener au seuil de Sa maison.
Selon la consonance réelle de la transmission des mots et du verbiage qui l’engendre dans notre conscience ( rabâchage ou éducation) cette action de grâce peut avoir déjà ou pas encore, éveillé, émerveillé, réveillé des sentiments de Gratitude, de Joie, d’Amour, de Paix.
Être conscient de célébrer en célébrant, cela peut être aussi pénible que d’attendre en vain l’inversion de la pesanteur, aussi stérile que rabâcher en rabâchant.
Être ensemble pour fêter un joyeux événement comme un anniversaire, peut-être plus stimulant ou évident comme marcher en marchant ou simple comme aimer en aimant.
La célébration liturgique, sans la grâce de L’Esprit Saint qui l’anime en Esprit et en Vérité, peu avoir la pesanteur d’une platitude aussi écrasante que la meule où est attaché l’âne qui tourne en rond, sans comprendre où le mène cette action dans l’esprit de l’homme qui l’oblige à ce labeur quotidien.
Dans les fables, l’âne est la figure de style du corportement humain, et dans la bible une métaphore de l’âme, rétrécis à la condition animale endurante et récalcitrante, dépourvue de la grâce du langage.
Si personne ne vient s’inquiéter de sa soif et de sa faim, la pauvre bête sera de moins en moins docile à donner de son dynamisme naturel.
La participation à la célébration liturgique obligatoire (en latin par ex.) n’a pas laissé pas que de bons souvenirs lors de célébration de l’eucharistie « de mauvaise grâce, contraint et forcé », comme à toutes les époques où l’enfance maltraitée, est obligée de suivre sans comprendre comme la dernière roue du carrosse.
Le contre témoignage de familles et institutions religieuses, où la règle éducative est passé avant le besoin de tendresse et d’attention des enfants, a transmis la hantise de célébrations sans amour dont l’austérité sulfureuse à échaudés diablement des enfants écœurés.
L’état de grâce pour célébrer eucharistie ne s’impose pas de l’extérieur, et surtout pas à contre cœur.
A contrario l’enfant qui apprend « à faire la part des choses » à son niveau de compréhension et d’incompétence sur l’apprentissage de la vie, puise dans l’enseignement qui lui paraît fidèle à l’Esprit qui le fait grandir un sens du bien décrit et cultivé dans l’intérêt commun : l’amour du Christ qui se donne à tous et qui ne s’arrête pas aux considérations liturgiques.
L’histoire des martyrs ( pas seulement en témoin de la Foi, mais aussi du manque d’humanité pour soutenir l’âme en peine) rappelle que l’Eucharistie est aussi le cri des innocents et des victimes abandonnées en dernier recours à la Grâce de Dieu.
L’action de grâce dont nous avons tous besoins est tout autant :
* celle qui rappelle la fragilité de la condition humaine et la nécessité de se réunir en communauté pour partager les joies et les peines de chacun, supporter et dépasser ensemble l’imperfection inévitable de l’amour humain, et se laisser conduire au pardon par amour de la vie dans l’Esprit de Jésus-Christ
* Celle qui redonne sans se lasser la Grâce Divine qui a bousculé pour toujours nos limites en ouvrant le tombeau du Ressuscité, et réconcilie avec la Vie et la Joie Divine du Christ Ressuscité parmi nous.