En réponse au message :
6e dimanche du temps ordinaire, année B
Écoutons aussi comme Jésus cet homme qui crie au fond comme nous : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Dans ce cri du lépreux on peut entendre :
L’appel de l’homme épuisé par la maladie qui vit comme un écorché vif dans un corps défiguré par le mal qui le ronge peu à peu.
L’appel de l’homme adressé au Maître de la Vie : Seigneur ! Toi dont la volonté est pure bonté, pure grâce, pure écoute de l’homme en totale dépendance de Dieu, viens à mon aide, sauve moi du Mal qui dévore mon humanité.
Pour sa part cette homme en grande difficulté, à fait un chemin de Foi vers Jésus : Il est venu près de Lui, il Le supplie, il tombe.
Et pour Jésus ce lépreux est touchant, parce qu’il est proche d’une vérité biblique et Divine : en s’écartant de la vie donnée au peuple de Dieu, l’humanité se maltraite et porte des blessures qui ne peuvent plus guérir.
Imposée par la gravité de la contagion que l’on ne sait pas réduire autrement, les mesures sanitaires d’isolement (40 jours, une longue solitude, une épreuve du corps aux limites de la vie) peuvent confiner au manque total de compassion pour celui qui n’a plus que son âme pour lutter contre la tentation d’abandonner la lutte dans le sens de la Vie.
Ce qui devient impossible à l’humanité en danger d’épuisement vital redevient possible grâce aux vertus théologales ( inépuisables) L’Espérance, La Foi, la Charité de Dieu pour son peuple.
Et Jésus est Celui qui réalise et nous fait réaliser cette actualité de Dieu pour son peuple et toute humanité qui s’approche de Lui dans cette convergence de l’un vers l’autre.
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
En sa Passion sur La Croix, Jésus traverse d’avance pour nous l’état de vie la plus misérable qui soit (la notre) pour nous rendre la vie meilleure (la sienne)
Il est toujours temps de saisir cette compassion de Jésus les uns pour les autres, ne serait ce que pour dépasser notre indigence commune.
Le manque de compassion les uns pour les autres est un grand malheur qui ronge insidieusement toute les sociétés humaines, des que l’on abandonne le recours aux vertus théologales de Jésus ( Homme et Dieu)
Dieu merci, par l’Eucharistie qui commémore et actualise la Passion de Jésus pour toute l’humanité, l’Eglise, le peuple de Dieu ne peut en manquer.