En réponse au message :
5e dimanche du temps ordinaire, année B
Merci Pere Gilbert pour cette redécouverte du mystère de la prière de Jésus que je avais perdu de vue sous cet angle.
Dans la juxtaposition de ces 2 élans de Vie et d’Amour, Humain et Divin, il y a une merveille d’équité logique, et d’équilibre pour la vie psychique.
Authentiquement Homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; Authentiquement Fils de Dieu lorsqu’il est avec Dieu dans la foule des hommes.
Belle description qui souligne une originalité de la vie de Jésus : il s’éveille à l’aurore, tourné vers Dieu, pour accueillir la lumière du nouveau jour, et élargit chaque jour le champ de sa mission. C’est en filigrane le jour de Pâques, et le mystère qui éclaire l’obscurité du tombeau.
Mes élans du cœur sont souvent perturbés par ce décalage entre l’émerveillement comme un enfant pour la beauté du monde et les désillusions de la vie dans la difficulté des relations humaines.
Même en ayant parcouru les chemins qui mène vers le cœur de Jésus depuis une enfance, encadrée et guidée par le catholicisme, il y a aussi en moi un pauvre vagabond épris de liberté.
Jésus Christ et son appel à vivre dans son Esprit Saint est toujours plus en avant que les formalismes hérités du passé. Il nous appelle à aimer selon ce qu’il nous donne pour le faire fructifier et cela reste un mystère car il ne nous appartient pas de délimiter jusqu’où va son Amour pour tous.
Il me semble que l’on ne peut en vivre qu’emerveillé et ravit par Lui, avec Lui et en Lui, tant il a donné de son abondance à tous ceux qui s’en approchent un peu.