En réponse au message :
24e dimanche du temps ordinaire, année A
Sans rancune….et plein de miséricorde !
voila le programme, ou plutôt la perspective de l’Amour Divin qui nous échappe, parce que notre cœur blessé fini par se ratatiner dans une logique de justice humaine très imparfaite.
Quand on compte les coups reçus, pour les rendre, au mieux dans une légitime défense dans le feu de la confrontation, au pire dans dans une vengeance froide qui amplifie la haine et blesse des innocents, nous ne sommes plus dans une vie fraternelle depuis longtemps.
La vie sociale imparfaite ou idéalisée use toutes les bonnes volontés et nous mène peu à peu dans une guerre froide où l’autre est déjà désigné comme un adversaire à dominer pour le mettre KO. Cette rivalité est entretenue par le commentaire quotidien des bousculades dans une vie encombrée d’obstacles au bonheur (personnel et interpersonnel). Ce mal contagieux peut s’amplifier comme dans un match de boxe, où les clivages des spectateurs font monter les spéculations sur le champion d’un instant « selon les règles du ring ».
La question du jour entre Pierre et Jésus peut s’entendre « dans la sagesse de l’interrogation du disciple auprès de son maître », mais aussi « dans la lassitude d’un pardon à redonner, du ras le bol d’une vie bafouée dans son désir de fraternité, dans l’épuisement du cœur aimant et mal aimé ».
C’est dans « ce combat intérieur », au milieu du lieu secret de nos entrailles, qu’il nous faut découvrir ou se souvenir, que Jésus Fils de Dieu nous précède toujours, pour nous assurer de Son Amour et retrouver ainsi la grâce inépuisable de la Divine Miséricorde que Jésus sème, cultive, soutien, conduit à son terme, « en son royaume d’Amour Éternel »
Merci Seigneur Jésus de nous faire passer du monde « où l’homme maltraité ne compte plus » à celui « où le bon berger est près à sacrifier sa vie pour la brebis perdue, même si les 99 ne s’en soucient guère »