En réponse au message :
Samedi de la 1re semaine, année impaire
Qu’il est difficile pour l’homme d’éprouver de la tendresse pour la part de vie divine qui a été écrasée en lui.
Que ce soit dans l’enfance, l’éducation, le travail, la vie intérieure ou extérieure, nous évitons de revivre ce qui a été « exclu-maltraité-humilié-déchu »
L’appel de Matthieu à suivre Jésus est une résurrection de la liberté de la vie divine dans la vie d’un homme (douanier, collectant les taxes sur le commerce entrant et sortant du territoire attribué) qui est prisonnier des servitudes et des limites coutumières.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille, pour le fils d’Alphée. (Prénom grec associé au dieu fleuve, dont le sens peut être associé à la longévité ou à l’éphémère). Le désir d’aimer et la nécessité d’être aimé est inscrit dans le cœur humain depuis l’origine à l’image d’un Dieu Eternel Aimant son Peuple.
Mais la liberté d’aimer et d’être aimé dans la vie, s’use et s’épuise inexorablement dans les préjugés et usages des cultures humaines. Voilà ce que Jésus, qui n’a pas notre conditionnement culturel, car il est Fils de Dieu, hier aujourd’hui et demain, libère en « accompagnateur » (signification de Levi) spirituel de nos vies.
Merci Jésus de libérer nos âmes de pauvre de cœur, des limites et des faiblesses qui rançonnent, emprisonnent, abandonnent notre liberté d’aimer aux lois du commerce humain, pour nous rendre à la vraie vie gratuitement, comme tu nous aime.