En réponse au message :
Mardi de la 1re semaine, année impaire
L’attitude du possédé de la synagogue de Capharnaüm qui se mit à crier est bizarre, elle interpelle et nous dérange : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu »
Le possédé nous ressemble en tant que « pauvre-type » dans un égarement extrême, malgré un reste de bonne conviction personnelle. Et c’est cela qui nous fait peur quand on perçoit la perte du bon sens commun (symptômes ou séquelles des maladies psychiques) chez un autre que soi.
Son attitude est paradoxale car il exprime, en un seul cri, plusieurs réalités en oppositions qui interfèrent entre le fond et la forme d’une vrai rencontre avec Jésus :
* Un marginal interpelle Jésus en 3 points d’attention, sans espace ni temps de dialogue, avec une prise de parole collective (nous) qui enchaîne aussitôt sur son avis ( je sais). * Une question ouverte sur Sa volonté pour cet état marginal * Une question fermée sur la finalité de Sa visite en ce lieu * Une affirmation sur l’identité, l’unité et la qualité de vie intime de Jésus-Christ qu’il n’est pas opportun d’énoncer ce jour là.
Louange de Dieu qui nous sauve :
* de savoir par nous même qui est Jésus-Christ : c’est lui qui nous révèle qui nous sommes ! * de rester dans un état d’égarement spirituel, qui ressemble à un monologue : tais toi ! sors de cet homme ! * de la confusion entre les questions collectives et la réponse personnelle : chacun à sa place dans la vie de Jésus ! * des divagations et ruminations qui faussent la conscience des uns et des autres : voilà un enseignement nouveau ( inouï - d’une portée impérissable ! ) donné avec autorité ! * Jésus a pour toujours la parole qui replace les enseignements déplacés : l’égaré est apaisé par Jésus qui parle en vérité !