En réponse au message :
22e dimanche du temps ordinaire, année A
La vignette qui illustre ce passage d’évangile nous permet d’entrer dans la profondeur du dialogue entre Jesus et le disciple qui le suivait « de près ce jour là » sur la route de Jérusalem.
Quand Jésus annonce les événements douloureux qui conduisent à la Résurrection, la parole de Pierre est présomptueuse en se voulant rassurante et bienveillante…
Jesus-Christ, ouvre alors une perspective encore plus grande, qui oblige le disciple à une remise en question de ses motivations dans la vie, pour continuer le chemin vers Jérusalem.
Nous percevons plus facilement l’horizon topographique et géographique de la montée à Jérusalem, que la perspective théologique et eschatologique de la Parole Divine retournant au Père Eternel après avoir accompli Sa Volonté et Fécondé la terre, par la Surabondance de Son Amour Divin pour toute créature, telle la brebis égarée.
Le dialogue de Pierre avec Jésus nous permet de cueillir et d’accueillir ce déplacement nécessaire pour réorienter notre vie :
« je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau »
C’est en prenant conscience de notre avidité et aridité que l’on peut retrouver l’humilité qui nous fait tenir à la suite du Christ, dans les difficultés de la vie humaine, …qui nous crucifient.