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4e Dimanche de Pâques, année A

Le dimanche 3 mai 2020

Méditation en regardant les images de Berger et de brebis : Il faut accepter d’être « brebis » pour redevenir enfant bien aimé du Père.

L’image dit en sa parabole la différence de condition entre l’animal qui bêle et le Berger dont chaque brebis reconnait la voix, ce qui ne peut se réaliser que dans vie en commun.

Différence de condition entre l’animal vulnérable qui ne peut survivre qu’en troupeau, sous la houlette protectrice du Berger, et le Fils de Dieu qui marche en tête, rassemble et veille à l’absence d’égarement.

La transformation à lieu quand nous comprenons que le cœur du Berger, respectant notre liberté, nous invite en fait à l’humilité de l’agneau nouveau né qu’il porte sur ses épaules.

Abandonnant pour un temps de Grâce ce qui fait notre « estime de soi, selon la vie sociale de l’humanité » nous nous retrouvons « tout simplement dans l’Estime du Bon Pasteur » qui n’est pas dépourvu de sentiment pour les ruminants, créatures « paisibles, mais toujours en recherche de nourritures ».

La rumination chez l’humain est un symptôme de préoccupations de l’avenir ou du passé ressassé ; et est de fait une absence au présent là ou sommes appelés à vivre et à aimer.

La Parole du Fils de Dieu agit toujours au présent, à la mesure où nous sommes disposés à l’accueillir. La brebis attirée par les verts pâturages ou retardée par le confort de la bergerie ne perçois pas les élans du Berger pour son troupeau comme l’agneau près du corps qui se donne totalement à cette mission pour le bien de tous.

Il y a comme un silence de connivence entre l’agneau qui connaît sa fragilité et le regard du Berger sur les dérives de chacune des brebis, appelées par son nom.

Notre Filiation Divine retrouvée par Lui avec Lui et en Lui, nous ramène au bercail, comme le pasteur rend la brebis épuisée capable de finir la route en se calant sur les pas qui mènent sur le bon chemin.

La certitude éprouvée d’être aimé par Celui qui nous mène toujours vers la Bonne Terre et son Royaume, même pendant les égarements et vagabondages, nous rend à la vie d’enfant bien aimé du Père. C’est le fruit d’un don de Piété et l’œuvre du l’Esprit Saint qui nous rappelle la Grâce du Baptême en chaque Eucharistie ( Agneau de Dieu, prends pitié de nous, donne nous la paix).

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